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un article pour faire genre je mets des trucs de temps en temps quoi! =)

Juliet Joslin, la femme du rockeur, devrait accoucher de leur premier enfant en février prochain (2010).

Julian Casablancas a arrêté de boire lorsque son vice a commencé à affecter sa capacité à écrire de la bonne musique, et il a maintenant hâte d'être papa.

Il souligne "Vous n'appréciez pas autant les choses lorsque vous êtes saoul - même lorsque vous avez une compagne ou que vous retrouvez vos potes. Quand vous êtes sobre les choses sont beaucoup plus drôles... Je suis super excité. J'aime des choses que je ne connais pas ou des gens que je n'ai pas encore rencontrés. Je ne me rends pas encore bien compte, mais il va falloir que je m'y habitue parce que Juliet est enceinte de six mois maintenant. Je ne sais pas comment le bébé va pouvoir entrer dans mes tournées. Je veux éloigner mon enfant le plus possible de ce monde, ou il dira 'Vous savez, mon papa est une rock star !'"


ARTICLE PROVENANT DE CE SITE: http://www.bluewin.ch/fr/index.php/659,190496/Julian_Casablancas_bientot_papa/fr/entertainment/people/
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#Posté le mercredi 27 janvier 2010 12:43

Interview Julian dans les Inrocks

Bon je sais que l'interview date d'au moins un mois MAIS pour tout ceux qui y ont échappé je la met. Bonne interview qui réactualise un peu tout ce que l'on entend à droite à gauche sur les Strokes...


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Casablancas à L.A. : interview fleuve


Lâché par ses Strokes, l'icône absolue du néo-rock Julian Casablancas a fini par se résoudre à se lancer en solo. Nous l'avons rencontré pour un long entretien, fin octobre à L.A. : ses ressentiments, la crise de son groupe, ses évolutions intimes, son Phrazes for the Young, il raconte tout.



Comment te sens-tu, psychologiquement, physiquement ?

Psychologiquement, bien. Mais dans une période émotionnelle complexe à analyser, où tout se mélange : je suis un peu excité, un peu anxieux, un peu débordé... J'essaie juste de bien faire les choses, et j'essaie de le faire au maximum. J'ai un pied dans la porte : je fonce tant que personne ne me dit « arrête, mec, ça ne vaut pas le coup de faire ce que tu fais »... J'ai donc un peu l'impression de tout ressentir en même temps. Physiquement, ça va : le temps de L.A. permet de rester plutôt en forme.

Tu vis donc désormais à Los Angeles ?
Techniquement, non, je vis encore à New York. Mais je passe pas mal de temps ici, pour bosser essentiellement : j'y ai enregistré des morceaux de l'album, j'y ai répété, je vais y faire des concerts... Tout est également moins cher, ça joue un peu. Je n'ai pas encore déménagé. Je suis tenté, mais je ne l'ai pas encore fait.


Pourquoi cette tentation, justement, toi qui est tellement lié et associé à New York ?

La météo, évidemment. J'enfonce des portes grandes ouvertes, mais c'est le cas. Si cette ville n'existait pas, je crois que personne ne pourrait croire qu'il existe un endroit sur terre où le temps est si clément, exceptionnel et régulier. Toujours parfait. Le paradis de la météo. Mais il reste quand même des choses qui me raccrochent à New York : là aussi, c'est une évidence, mais l'énergie que développent les deux villes est très différente. Il y a une électricité, à New York, et au sens littéral du terme, qu'on ne retrouve pas de la même manière ici, pas sous la même forme. Le débat L.A. vs NYC est vieux comme les Etats-Unis, et il fait toujours plutôt rage ; mais il ne devrait pas avoir lieu, les deux villes sont fantastiques, et différentes. Je sais, pour les Français, que ça ressemble à du patriotisme un peu con, mais c'est génial d'avoir ces deux extrêmes dans un même pays. Et elles continuent malgré leurs différences à partager un petit quelque chose d' « américain ».


Ton c½ur appartient à New York...

Je ne sais pas. Je suis justement en plein questionnement sur ce que signifie, pour quelqu'un, la notion de foyer. Et sincèrement, je n'ai pas la réponse, les choses sont plus complexes qu'elles ne le semblent. C'est un peu ce sur quoi porte la chanson Ludlow St. (rue du Lower East Side new-yorkais) : nous sommes dans un monde où tout change en permanence, ce que tu appelles ton foyer peut ne plus l'être deux semaines plus tard, ou le devenir pour quelqu'un d'autre, et est-ce ci important que ça... Je ne sais pas, je ne sais vraiment pas. La notion est floue. Surtout aux Etats-Unis, qui n'a pas le même sens de l'histoire que l'Europe : Paris, par exemple, est une ville qui a une très, très longue histoire. Mais New York a quatre cents ans, et Los Angeles cent... Un foyer est quelque chose de plus psychologique que matériel, c'est un truc qu'on décide, ça dépend de l'endroit où on a grandi, des choses que l'on vit. Il y a des chances que je continue à vivre à New York, peut-être à ce moment là je pourrai me dire « ok, c'est mon foyer », et peut-être me dirai-je précisément au même moment que finalement ce n'était qu'une illusion... Bref, je n'ai la réponse à aucune de ces questions, que je me pose.


Visuellement, les ceux villes sont évidemment radicalement différentes ; Los Angeles est basse et immense, New York est verticale et extrêmement dense... C'est quelque chose qui a pu t'influencer, quand tu as enregistré ici ?

C'est la différence entre un ½uf dur et un ½uf au plat... (rires) Quant à l'influence, Rivers of Brake Lights est sans doute la chanson la plus marquée par L.A. ; mais je n'ai pas réellement voulu donner un feeling « L.A. » à Phrazes for the Young, ça n'a pas été un objectif pour moi. De toute façon, les chansons ont beaucoup été écrites ailleurs qu'à L.A., il y a même eu des choses écrites à Paris, où j'ai accompagné ma femme qui y a pris des cours de pâtisserie... Vous avez une grande tradition de pâtisserie en France, un truc qui n'appartient qu'à vous. Les Etats-Unis n'ont fait que prendre les influences de partout et tout mélanger ; mis à part peut-être le cheesecake et les cupcakes. Les cupcakes surtout. Nous sommes doués pour inventer des trucs qui se tiennent dans une main... Voire dans deux mains, puisque généralement tout est énorme, ici. (rires)

Tu as l'air très fier de ta voiture...

Oui. C'est indispensable ici, évidemment. Tu ne vis pas sans voiture à Los Angeles. Et j'aime conduire, je me sens donc à ma place ici ; quiconque n'aime pas conduire doit absolument éviter L.A. J'ai vu cette voiture dans la rue, une Oldsmobile Cutless de 1992 noire mais customisée avec des bandes jaunes fluo, elle était en vente, elle m'a plu et elle m'a coûté 1000$... Le type à qui je l'ai achetée s'entraînait à peindre des voitures, et était parti pour en faire une caisse à la Fast and Furious : heureusement pour moi, il s'est arrêté à temps... (rires)

Sur un plan personnel, beaucoup de choses ont changé, pour toi ; le mariage, bientôt un enfant... Tu as trente et un an : quelle personne t'imaginais-tu devenir il y a 10 ans, il y a 15 ans, quand tu étais gamin ?

Non, vraiment pas. Et je ne sais pas encore ce que je serai dans quelques années. Tout ce que je sais faire, c'est penser pour les trois prochains jours –je n'ai jamais vraiment été capable de voir plus loin. En revanche, j'ai récemment commencé à comprendre que je vieillissais. Je ne me sens pas vieux, mais j'ai l'impression que je dois commencer à penser à ça, au fait de prendre de l'âge, de vieillir. Je me force parfois à penser à tout ce que j'aime faire en dehors de la musique...

Mais penses-tu, en tant qu'individu, avoir grandi, mûri ? Et qu'est ce que ça veut dire, pour toi, « mûrir » ?

Il m'a fallu pas mal de temps pour penser à ça. Le titre de l'album est sans doute un peu en rapport avec ça. Des sentences pour la jeunesse ; ça a l'air un peu ringard, mais j'aimais l'idée, la phrase. Je ne veux surtout pas que ça paraisse prêchi-prêcha, ou grandiloquent, ou mégalo. Je ne veux pas faire croire que ces textes ont quelque chose de vraiment spécial, ils ne sont dédiés à personne, mais c'est un concept et un titre que j'aimais. C'est lié à des lecture. Et une idée aussi m'est venue avec le temps : le regret que personne ne m'ait dit certaines choses quand j'avais 16 ans. Si j'avais su certaines choses alors, je serais impliqué différemment dans la vie aujourd'hui. Pas forcément pour le meilleur, d'ailleurs...

Peut-être t'es-tu mis dans cette position, de dire des choses à des gens plus jeune, parce que tu vas toi-même être père ?

Non, je ne pense pas : je ne savais pas encore que j'allais avoir un enfant quand je me suis décidé pour ce titre, qui remonte en plus au temps de la confection du dernier album des Strokes. Ok, je sais, cette idée fonctionnerait parfaitement et immédiatement pour ton article... (rires) Mais c'est vraiment pas le cas.

Quelles auraient été les choses qu'on ne t'a pas dites, à 16 ans ? Et qui ne te les a pas dites ? Tu avais ton père, ton beau père...

Je ne sais pas... Je ne veux pas vraiment rentrer là dedans, ce serait un peu ridicule, un peu trop. Et encore une fois, c'est juste des mots qui me plaisaient, le titre est inspiré d'Oscar Wilde, de Phrases And Philosophies For The Use Of The Young. Je ne sais pas s'il est très populaire en France, je sais que vous n'aimez pas trop les Anglais... Et que c'est réciproque. Mais c'est marrant, j'en parlais avec un ami il y a quelques jours, j'ai l'impression que le ressentiment est plus fort du côté anglais. Et je pense qu'il y a une raison simple à ça : les Anglais sont jaloux parce que les Français ont la France. (rires)

As-tu eu peur de perdre quelque chose, avec l'âge ? Ton énergie, une forme d'innocence, par exemple ?

La seule chose que l'on est certain de perdre, c'est le fait d'être « neuf ». Mais chez les artistes, j'ai l'impression qu'il est beaucoup plus facile de vieillir pour un homme que pour une femme. Un homme peut laisser ces choses, la nouveauté, les jeunes années passer, il peut rester cool, et même gagner une certaine classe avec l'âge. Une femme de 40 a plus de mal : on a l'impression qu'elle a vécu ses meilleures années, et que tout ce qui suit est un déclin. Les exceptions sont rares, et c'est assez injuste ; les artistes féminines, avec l'âge, on juste tendance à disparaître...


Tu te vois devenir quelqu'un comme Leonard Cohen ?

Evidemment, ce serait cool. C'est d'ailleurs un peu à lui que je pensais quand je parlais des hommes qui restaient au top en vieillissant –mais bon, comme exemple, on peut difficilement faire plus inatteignable...

Quelle serait la leçon principale des dernières années, en particulier celles avec les Strokes ?

J'ai appris des tonnes de choses. J'ai du mal à faire le tri pour trouver une leçon en particulier. Sur le plan professionnel et artistique, sur ma manière de concevoir et de faire les choses, je pense avoir les idées beaucoup plus claires, être mieux capable de définir l'endroit où je veux aller, la chose que je veux atteindre. Je sais mieux écouter mes propres envies, mes propres goûts, j'ai sans doute gagné en assurance. J'ai appris, aussi, à m'entourer de gens qui... comment dire... il y avait une citation de Mark Twain qui disait, en substance, qu'il fallait s'éloigner des gens qui essaient de rabaisser nos ambitions, mais qu'il fallait plutôt regarder un peu plus haut, et se dire que nous aussi étions capable de le faire.

Musicalement, comment tes goûts ont-ils évolué ?

Mes goûts sont désormais totalement hors de contrôle. Il y a trop de choses excellentes qui sortent, que j'entends, que j'adore. Je passe mon temps à utiliser Shazam (application sur téléphone mobile permettant de donner les références de n'importe quel morceau analysé), comme un dingue, dans la voiture notamment. Les choses ont vraiment changé à ce niveau là : quand j'étais plus jeune, et pour grossir le trait, il y avait Nirvana et Pearl Jam, Weezer, et basta...

Tu as justement une grande part de responsabilité dans ce mouvement, cette multiplication des groupes intéressants –du moins pour le rock. Tu es conscient de ta propre importance dans l'histoire récente de la musique ? Sans toi et sans les Strokes, le rock n'aurait peut-être pas survécu auprès du grand public...
(surpris) Vraiment ? (narquois) Ca me fait bizarre, ce que tu me dis. Mais j'aime ça. Continue à me parler comme ça, ça me flatte...

Sérieusement, tu ne te rends pas du tout compte de ça, du mouvement que les Strokes ont provoqué ?

Non. On a vendu pas mal de disques, mais je crois que nous sommes quand même restés sous le radar du mainstream. Je suis quelqu'un de positif : je crois que d'une certaine manière, nous avons atteint la taille la plus grosse qu'on puisse atteindre tout en restant plus ou moins souterrain. On n'a jamais brisé la barrière -et quand on y pense, c'est une position absolument parfaite. Le but ultime est de prendre les choses qui sont les plus cool, les plus étranges ou les plus intéressantes dans ce monde un peu en marge, et d'essayer de les dévoiler à un public le plus large possible. Mais il reste du boulot –quand j'écoute les radios les plus écoutées, je m'en rends quand même clairement compte. Le monde n'est pas fini, et il ne le sera jamais.

Mais même économiquement, même pour les labels, les Strokes ont réinventé le terrain rock...

Pour être totalement franc, j'attribue plutôt ça à Internet. Pas que je ne veuille pas qu'on me dresse des louanges, évidemment... (rires) Soudainement, tout le monde a eu accès à tout, et tout le monde a pu écouter tout ce qu'il voulait ; du classique, du jazz, du rock, du hip hop... Ca crée forcément des envies. Il y a quelques années, les labels choisissaient pour tout le monde la douzaine d'artistes qui devaient être célèbres. Aujourd'hui, tout le monde ou presque peut avoir son petit public, jouer quelques concerts, se faire connaître par des biais plus directs. Mais que les Strokes, à eux seuls, aient permis au rock de se relancer, je ne sais vraiment pas. Ce serait cool, évidemment. Mais pense au Velvet Underground. Le groupe a vécu modestement, s'est séparé sans fracas pour le grand public ; mais c'est quelques années plus tard que l'influence du groupe s'est réellement faite sentir, pour des dizaines d'artistes qui se réclamaient de leurs disques. Dix ans plus tard, il y avait une scène. Mais ça restait underground : le Velvet n'ont pas été les Stones, les Beatles ou Led Zeppelin, et la plupart de ceux qui ont suivi non plus. Je parlais avec un homme de radio l'autre jour, et on se demandait comment, parfois, des morceaux vraiment cool pourraient arriver en tête des charts –c'est quand même extrêmement rare. Et d'une certaine manière, ce serait effrayant, que seuls les bons films, les bonnes chansons aient du succès ; tout donnerait alors l'impression d'être sur le même niveau, et on n'aurait plus de raison de se battre... Bon, non, c'est une idée stupide. Je la retire. Ce serait quand même une peur assez positive, au final...

Ton mariage, l'enfant qui va venir : est-ce le changement le plus radical que quelqu'un puisse connaître ?

Sans doute oui. Mais je ne peux pas encore te répondre : je ne suis pas encore père. Le changement n'a pas encore eu lieu, la chose n'existe pas encore. Impossible de dire « rien n'a autant bouleversé ma vie que cet enfant » puisque pour l'instant il n'a rien bouleversé du tout.

Même le concept, l'idée que tu vas être père ?

Oui... Un peu, sans doute. Je n'ai jamais compris à quel point l'annonce d'un enfant pouvait, chez certains, devenir quelque chose d'aussi primordial. C'est bien entendu important, et génial, nous en avons parlé et continuons à en parler avec ma femme, mais c'est sans doute moins bouleversant pour nous que pour d'autres couples qui, dès qu'ils apprennent la nouvelle, remettent tout en cause, décident de déménager dans la minute, achètent une plus grosse voiture, alors que rien ne s'est encore passé. « On ne va pas pouvoir sortir autant » : oui, certes, c'est évident, mais on verra...

Mais as-tu essayé d'imaginer quel type de père tu voulais être ?

Je crois que ma femme est moi avons à peu près la même idée sur la chose : on doit attendre que les choses se fassent pour pouvoir les faire. On verra quand l'enfant sera là. On a bien entendu parlé de choses très générales : on veut être des parents aimants, on veut surtout éviter de ne pas le gâter, être strict mais l'encourager. Pour le reste, on verra...

Tu as connu beaucoup d'excès, tu as notamment eu des problèmes assez sérieux avec l'alcool. Tu t'es arrêté de boire : que te manquait-il pour retrouver un mode de vie sain ?

(il réfléchit) Au milieu de tout le reste, ma relation à l'alcool a aussi fini par déteindre sur ma relation à la musique. J'étais vraiment dans un sale état, physiquement comme moralement. J'aimerais pouvoir revenir en arrière : j'ai gâché beaucoup de temps, beaucoup de chose. J'avais physiquement mal quand je ne buvais pas. Et ça a beaucoup joué sur mes relations aux autres membres des Strokes. Quand tu es dans l'état dans lequel j'étais, c'est impossible de bien communiquer –et tu finis par noyer un peu plus dans l'alcool les choses qui ne te vont pas, et que tu es de plus en plus incapable de régler. Tu es sur la défensive. Tu ne peux pas dire les choses naturellement. On ne peut pas résoudre les problèmes. Et les conflits naissent.

Ca explique le temps dont vous avez besoin entre deux albums, avec les Strokes ?

Oui et non : on a nos problèmes, ça joue évidemment un peu, mais je me suis arrêté de boire. Le groupe a d'ailleurs été une bonne motivation. Notre vrai souci, c'est surtout de pouvoir mettre tout le monde dans la même ville et dans la même pièce en même temps.

Te sens-tu plus heureux aujourd'hui que tu ne l'étais il y a quelques années ? Un mariage, un enfant, un album solo, ça fait beaucoup de choix et de changements...

Je pense, oui. Une des grandes différences est que je maîtrise mieux ma manière de célébrer les choses... Avant, c'était pour tout et n'importe quoi ; « Ok, on a passé une journée en studio, génial, fêtons ça ! » Mais à force de procéder de la sorte, tu finis par ne plus vraiment savoir ce qui est vraiment positif et ce qui est juste un bon moment... Il m'en faut aujourd'hui plus pour sentir le besoin de fêter les choses ; mais je le sens plus intensément.

Il y a toujours une certaine tristesse, une certaine mélancolie chez toi...

(il chante le refrain d'Everybody Hurts de REM, qui passe au même moment à la radio) J'aime les choses qui montrent ce que je suis, à savoir quelqu'un de plutôt positif, en général, mais qui a aussi des côtés sombres. Je ne peux de toute façon pas ne pas montrer les deux faces. Ma « tristesse » vient souvent d'une frustration artistique, de ne pas pouvoir toujours travailler quand je le voudrais ou comme je le voudrais ; c'est quelque chose qui me plombe vraiment. Mais le paradoxe est là : se sentir blessé te pousse aussi à travailler dix fois plus fort, plus positivement, c'est une manière de sortir du cercle, et c'est sans doute ce qui explique qu'on peut sentir les deux côtés chez moi, comme chez beaucoup d'autres. De toute façon, la tristesse est quand même un truc d'assez universel... On écoute tous de la musique triste. Elle est celle qui est la plus puissante. Et paradoxalement, j'y pensais l'autre jour, écouter de la musique triste est ce qui me rend plus heureux.

Quand as-tu décidé de faire quelque chose en solo, sans les Strokes ?

Je ne l'ai jamais vraiment voulu. Ce n'est pas une idée qui grandissait en moi avec les années. J'étais parfaitement satisfait avec les Strokes –mais les Strokes, eux, n'étaient pas vraiment satisfaits de moi. Mes problèmes avec l'alcool ont joué, mais ils n'ont fait qu'amplifier des problèmes qui existaient. Mais je ne suis pas certain de vouloir en parler : c'est derrière nous, nous avons réglé ce qui n'allait pas.

Tu ne le voulais pas, mais tu as quand même décidé d'enregistrer un album sans les Strokes...

Je l'ai décidé après que les autres membres du groupe ont décidé de le faire de leur côté... « Vous voulez faire une chanson avec moi ? » Et la réponse était plutôt hésitante, voire négative.

Tu t'es senti rejeté ?

Je crois que ça vient de problèmes que j'avais avec eux depuis des années. Je ne me suis pas senti blessé ou triste, mais j'ai été surpris. Ca m'a un peu ouvert les yeux. Je comprends aussi qu'ils aient eu envie de s'extraire un peu du cercle, d'aller prendre l'air. C'est bon de faire de bonnes choses. On a toujours, financièrement, tout partagé à parts égales au sein du groupe ; mais je prenais en charge une grosse partie du boulot. C'est en train de changer : on partage aussi désormais le travail. On bosse sur un album en ce moment, et ça se passe très bien. On a changé notre mode de fonctionnement, ça nous a aidés. Et puis prendre un peu de temps évite de trop lasser les gens...

Ecrire ton propre album était un moyen de prouver, de montrer quelque chose de particulier au monde ?

Encore une fois, je ne l'ai pas initialement fait par véritable besoin, en tout cas pas parce que j'avais l'impression que les gens devaient savoir ce que j'étais capable de faire. Mais une fois que j'ai commencé, j'ai pris du plaisir, justement, à montrer ce que je savais faire... C'était un des trucs étranges à propos des Strokes, avant que ça change ces derniers mois : j'avais l'impression de tout faire pour les tirer vers le haut, pour faire en sorte qu'on ait de la gueule, j'avais l'impression de me ramasser toute la merde. Et d'un coup, ils partent tous faire des albums sans moi... Je n'ai pas vraiment eu le choix. Naturellement, je n'aurais jamais eu le désir de faire un album sans eux, il a fallu que les preuves de la nécessité de le faire s'accumulent, en nombre. Il a déjà fallu que je ne me sente pas coupable de le faire, mais j'étais plutôt en demande, je voulais qu'ils reviennent vers moi, je ne pouvais donc pas avoir ce sentiment de culpabilité.

Y a-t-il eu une forme de pression, de compétition quand tu as écouté les albums solo des autres Strokes et que tu as finalement décidé de faire le tien ?

Quand tu bosses sur quelque chose, c'est de toute façon à tout le monde que tu veux montrer ce que tu fais ; donc indirectement, à eux aussi. Mais je n'avais pas des posters d'eux sur mon mur, que je regardais en permanence, comme une référence ou des compétiteurs... On s'adore vraiment, on est de vrais amis, mais je crois qu'ils ont fini par considérer que je serais de toute façon toujours là.

Tu sembles avoir une drôle de relation avec les autres membres du groupe... On dirait plus un collectif qu'un groupe, désormais.

C'est ce que sont les groupes. Rien n'est jamais simple, au sein d'un groupe. Et si nous sommes un collectif d'artistes, ce n'est pas une mauvaise chose, tant qu'on s'entend bien, qu'on trouve un terrain d'entente.

Tu prenais en charge une grande partie du boulot des Strokes, mais cette fois tu avais le contrôle absolu sur ce que tu faisais... Comment l'as-tu ressenti ?

C'était excitant. Je pouvais suivre n'importe quelle idée, sans que personne ne me dise qu'elle n'était pas bonne. Evidemment, je n'avais pas que des bonnes idées, mais au moins je pouvais aller au bout de ma logique et voir ce que ça donnait, au final. C'est pas le cas en groupe. C'est le principal désavantage. Si tu penses tenir quelque chose de bon, quelqu'un peut, dès le départ, ne pas être du même avis que toi : tout s'arrête alors là, tu ne peux jamais savoir si, au final, ça valait le coup d'aller un peu plus loin, et c'est une grande frustration.

Musicalement, ou pour les textes, avais-tu quelque chose de spécifique en tête, quand tu as commencé à écrire Phrazes for the Young ?

J'ai eu le titre en premier. C'était une idée qui m'était venue pour le dernier album en date des Strokes, mais les paroles n'étaient pas assez bonnes. Ce titre m'a forcé à me concentrer sur les textes, je voulais m'assurer qu'ils soient bons, il m'aurait été impossible d'appeler l'album comme ça si ça n'avait pas été le cas, ça aurait été ridicule...

Quelqu'un t'a inspiré, pour ces paroles ?

Beaucoup d'auteurs m'ont inspiré, oui. Mais je pense que celui qui m'a le plus marqué est Rûmi, un poète persan du XIIIème siècle. Ses textes sont poétiques, mystiques, et vagues, mais je les trouve également profonds, inspirants. Je rêve de pouvoir atteindre ça.

Musicalement, on sent aussi des différences sensibles avec ce que tu faisais avec les Strokes... Tu considères ton album comme un nouvel horizon, ou au contraire une continuation ?

Une continuation. Faire exactement la même chose n'aurait aucun intérêt. Mais si j'avais fait Phrazes for the Young pour les Strokes... je ne sais pas... il y aurait des différences. Les rythmiques, les parties de batterie seraient plus simples. Il y aurait sans doute eu moins d'éléments électroniques –mais je suis aussi en train d'écrire avec le groupe, et il est possible, justement, qu'on inclue plus d'électronique, on verra. Il y a quelques années, je n'aurais même pas eu ces envies ; à la rigueur, j'aurais essayé de faire en sorte que les guitares sonnent comme des synthés. Et les autres auraient peut-être refusé, la présence ou l'imitation de l'électronique. Musicalement, avec cet album, je voulais que tout dans chaque morceau soit cohérent, que tout se réponde, et surtout que tout mette en valeur les mélodies –tout en faisant en sorte que chaque élément soit, pris séparément des autres, intéressant en lui-même. Je voulais aussi que tous les morceaux soient différents les uns des autres. Mis à part les grands, Dylan, les Beatles, Marley, je n'écoute plus beaucoup d'albums. Je fonctionne beaucoup sur le mode de la playlist ; je pensais presque à Phrazes for the Young comme une bande-originale. De quel film ? Bladerunner, peut-être (il sourit)

D'une certaine manière, penses-tu à ton album à un album des Strokes sans les Strokes ?

Ca a été un de nos problèmes principaux, avec le groupe, ces derniers temps : sur nos derniers enregistrements, ils écoutaient ce que je disais, s'exécutaient, mais n'étaient pas forcément ravis de fonctionner comme ça. Je ne savais même plus, au bout d'un moment, s'ils étaient d'accord ou non avec ce que je voulais et avec ce qu'ils faisaient, ils n'essayaient plus de discuter mais se contentaient de faire les choses. Ils étaient très frustrés, avaient l'impression qu'ils ne seraient de toute façon pas écoutés. J'aurais parfois voulu débattre intelligemment, j'aurais aimé qu'on accouche ensemble d'idées plus collectives, mais ce n'était plus le cas –et j'en étais sans doute principalement responsable. Mais je crois qu'ils ne se rendaient pas compte de la manière dont je me battais pour le groupe, de tout ce que je donnais pour lui. Ils avaient l'impression que j'étais juste très exigeant, et ils ont fini, globalement, par abdiquer et fermer leur gueule. Je ne suis pourtant pas le genre à dire non, pas le genre à fermer la porte, je suis d'accord quand on me contredit. Mais on s'est finalement enfermé dans un système qui ne pouvait de toute façon plus fonctionner. On ne savait plus discuter de manière constructive. Ils sont donc allés voir ailleurs, ont fait leurs propres trucs –puis moi aussi, par la force des choses. Mais on a remis les choses d'aplomb, on a réglé tout ça, on a totalement changé notre manière d'interagir.

Et, selon toi, d'où venaient ces dysfonctionnements ? De ta manière d'être ou de faire ? De malentendus ?

De malentendus, je pense. Un gros malentendu. La décision, au départ des Strokes, était de bosser le plus possible. Mais bosser dur ne signifie pas uniquement bosser dur en studio, c'est une attitude, une lutte permanente. Tu dois aussi travailler autant que tu peux chez toi, quand le groupe n'est pas réuni. J'ai fini par avoir l'impression, à tort, d'être le seul à faire comme ça. Les autres membres ne travaillaient pas tous sur des chansons en dehors des sessions. Pour moi, aucun groupe ne devrait fonctionner comme ça. C'était un vrai problème, je ressentais ça comme une véritable injustice –sans compter qu'ils bossaient en parallèle sur des choses personnelles. Comme je disais plus tôt, je partage tout de manière égale, au sein des Strokes ; j'ai pourtant fini par avoir l'impression d'être le seul à vraiment m'arracher pour le groupe. J'avais un peu tort, mais j'ai eu l'impression qu'ils ne venaient que pour encaisser leur chèque. Mais encore une fois, ce sont de vieux problèmes : je leur ai expliqué ce que je ressentais, que je ne voulais pas avoir cette impression qu'ils cachetonnaient, et on les a réglés, collectivement. On a levé les malentendus. Nous remettre au boulot a montré la voie. Ce qui nous aide aussi, c'est de bosser avec des gens en qui on a pleinement confiance : qu'on soit tous d'accord sur quelque chose, ou au contraire qu'on n'ait pas la même opinion sur une idée, avoir quelqu'un d'extérieur pour trancher permet de trouver la bonne voie sans trop d'oppositions.

Tu as eu besoin de cet album solo pour arriver à régler ces problèmes collectifs ?

Je ne sais pas. J'ai toujours la même approche de la musique, les mêmes goûts, les mêmes envies. Mais faire cet album a été une chance pour moi, justement, de ne travailler avec personne, de n'avoir à discuter avec personne –ou de ne pas sentir une tension parce qu'il manquait de discussion et de démocratie. Je voulais quelque chose ? Je le faisais, sans aucune question ou frein, conscient ou inconscient. Mon choix de producteur correspond à cette idée. C'est Rick Rubin, à qui je suis allé demander conseil, qui m'a conseillé. Ce type sait tout sur la musique. Il la sent. Il m'a conseillé Jason Lader, et je pense que Jason est le meilleur ingénieur du son que je connaisse. Sans vouloir l'insulter, je ne voulais pas de quelqu'un avec des idées trop fortes, d'un producteur dictatorial, je voulais quelqu'un de techniquement capable de faire précisément et rapidement ce que j'avais en tête. Je ne voulais pas perdre de temps en discussions sans fin.




VOILA VOILA INTERVIEW COMPLETE JE TROUVE ET QUESTIONS PAS TROP CONNES... VIVE LES INROCKS! =)
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#Posté le mercredi 20 janvier 2010 14:45

Clip 11th Dimension JULIAN CASABLANCAS

Vidéo

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11th Dimension (J.Casablancas)


I just nod, I've never been so good at shaking hands
I live on the frozen surface of a fireball
Where cities come together, to hate each other in the name of sport
America, nothing is ever just how you plan
I looked up to you but you thought I would look the other way

And you hear, what you want to hear
And they take what they want to take
Don't be sad, won't ever happen like this anymore
So whens it coming? This life's new great movement that I can join
The warning here
Your faith has got to be greater than your fear

Forgive them even if they are not sorry
All the vultures, bootleggers at the door waiting
Your are looking for your own voice, but your nervous
While it leaves you trapped in another dimension

Drop your guard, you don't have to be smart all of the time
I got a mind full of blanks
I need to go somewhere new fast
And don't be shy, oh no, at least deliberately
No one really cares or wanders why anymore
Oh I got music, coming outta my hands and feet and kisses
That is how it once was done
All the dreamers on the run

Forgive them even if they are not sorry
All the vultures, bootleggers at the door waiting
Were so quick to point out our own flaws in others
Complicated, man was on the wings of robots
If you believe in this world your not inviting me
But don't think that yet, to the top, now know what to do
-----------------------------------------------------------------------------------------------------------
Traduction

La onzième dimension

Je me contente d'approuver, je n'ai jamais été très bon pour serrer les mains
Je vis sur la surface glacée d'une boule de feu
Ou les villes se rencontrent, pour se hair au nom du sport
Amérique, rien n'est jamais comme tu l'as prévu
Je levais les yeux vers toi mais tu pensais que je regardais l'autre direction

Et tu entends ce que tu veux entendre
Et ils prennent ce qu'ils veulent prendre
Ne sois pas triste, ça ne se passera plus jamais comme ça
Donc quand cela arrive-t-il ? Ce grand et nouveau mouvement de la vie que je peux rejoindre
L'avertissement est là
Ta foi doit etre supérieure à ta peur

Pardonne leur, meme s'ils ne sont pas désolés
Tous les vautours, les contrebandiers, attendant à la porte
Tu es à la recherche de ta propre voix, mais tu es nerveux(euse)
Tandis qu'elle te quitte piégée dans une autre dimension

Baisse ta garde, tu n'as pas à etre élégant tout le temps
J'ai un esprit plein de blancs
J'ai besoin d'aller quelquepart de nouveau rapidement
Et ne sois pas timide, oh non, pas délibérément au moins
Personne ne se soucie du pourquoi désormais
Oh j'ai de la musique, sortant de mes mains, de mes pieds, et des baisers
C'est comme ça que celle-ci a été faite
Tous les reveurs dans la course

Pardonne leur, meme s'ils ne sont pas désolés
Tous ces vautours, ces contrebandiers attendant à la porte
Etaient si rapides pour indiquer nos propres défauts dans d'autres
Compliqué, l'homme était sur les ailes de robots
Si vous croyez en ce monde, ne m'invitez pas
Mais ne pense pas encore à ça, jusqu'au sommet, maintenant tu sais ce que tu as à faire
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#Posté le dimanche 10 janvier 2010 10:27

Modifié le mardi 02 février 2010 14:17

Enchantée moi c'est Mélanie....

HELLO



Après une longue désertion du blog sa créatrice me l'a confié pour que je le continue... C'est le moment parfait car les Strokes semblent en bonne voie pour revenir nous faire remuer têtes et popotins!!
Is This It a été nommé récemment album de la décennie par le NME rien que ça! Une preuve que les Strokes malgré leur dispersion et leur longue absence restent l'un des groupes les plus marquants et les plus géniaux toutes générations confondues!
Leur break qui dure depuis 2006 n'a heureusement pas été infructeux, chacun à fait cavalier seul dans différents projets:


-2 albums pour Albert Hammond jr en 2006 puis 2008: "Yours to keep" et "¿Como te llama ?", il a également assuré la première partie de Coldplay (mouais je sais mais bon disons que la première partie surplantait la tête d'affiche!)

-Fabrizio Moretti a fait une tournée avec de vieux potes du groupe Har Mar Superstar, et il a fondé le projet Little Joy avec sa copine, petit groupe vraiment simpa au passage, dont l'album est sorti en 2008.

-Nick Valensi a fait une brève apparition sur l'album du très cool Devendra Banhart.

-Nikolai Fraiture a participé à un projet artistique A Kind Of Dream, et il a, comme la plupart de ses comparses, monté un projet solo sous le pseudo Nickel eye, nous gratifiant au passage d'une reprise de Gainsbourg Bonnie and Clyde avec la petite française Emilie Simon, et ça pour flatter nos egos de frenchies c'était bien vu!! Pour ma part ça à marché... =)... Bref son album Time of the assassins qu'il a également produit est sorti début 2009

-Et enfin Julian Casablancas of course! dont l'album génial est sorti il y a peu en 2009 avec un concert en france auquel j'ai dû renoncé au dernier moment à mon GRAND malheur... snif ... Bref à lire: l'interview pour les Inrocks que je retranscrirait ici quand on m'aura enfin rendu mon magazine (je m'égare pardonnez moi)...
A noter également sa collaboration avec N.E.R.D, Pharell Williams et Santigold pour la pub converses....




ALORS LA GRANDE QUESTION: Et le retour il est pour quand bordel de merde????

Et bien ça y est en toute logique les Strokes travaillent actuellement à leur 4ème album, et Casablancas l'a lâché à mi-mots sur le plateau du grand journal, à la question: "les Strokes c'est fini?" il répond "non" =)
Ils sont officiellement programmé au festival anglais de l'Ile de Wright 2010! Ca sent bon le retour tout ça! En tous cas: peu importe quand et comment exactement mais les Strokes REVIENNENT alors préparons nos petits sous pour (qui sait?) pouvoir les voir en concert avant 2011, et surtout préparons nos petits muscles aux bonds de joie que nous ferons tout en écoutant leurs nouvelles pépites!!!!
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#Posté le mardi 05 janvier 2010 11:35

Modifié le mardi 05 janvier 2010 15:12

Devinez qui va être papa??

Héhé cela devait bien arriver! Julian et Juliet Casablancas ont l'honneur de vous annoncer l'arrivée d'un heureux évènement!

Trentenaire (ça fait bizarre nan?) et marié depuis 5ans, on se doutait bien qu'un bébé allait un de ces quatre pointé le bout de son nez!

Après Nick Valensi papa de jumeaux c'est donc au tour de Julian de jouer le daron.... On lui dit merde pour les 18 prochaines années
!
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#Posté le mardi 05 janvier 2010 17:01

Modifié le dimanche 10 janvier 2010 11:58

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